En 2013, les Philippines ont de manière unilatérale fait une demande d'arbitrage contre la Chine à la Cour permanente d'arbitrage de La Haye concernant le différend des deux pays en mer de Chine méridionale.

Prononçant un discours lors d'une remise de diplôme, le Premier ministre cambodgien a déclaré qu'il y a plus d'un mois, les ambassadeurs d'un pays extérieur à l'ASEAN avaient tenté de faire pression sur le Cambodge et d'autres pays de l'ASEAN afin de soutenir la prochaine décision de la Cour sur la mer de Chine méridionale.

Hun Sen a indiqué que l'ambassadeur de ce pays au Cambodge lui avait suggéré que l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) soit unie et soutienne d'une même voix la décision du tribunal d'arbitrage.

Le Premier ministre a affirmé que cette décision "sert à des fins politiques" et que le Cambodge ne la soutiendra pas.

"Je voudrais préciser que le Cambodge ne publiera aucune déclaration conjointe en soutien de la décision de la Cour d'arbitrage (...) Le Cambodge publiera son propre communiqué", a-t-il ajouté.

Au milieu des années 1990, la Chine et les Philippines ont grâce à la négociation atteint un accord clair pour résoudre leurs différends en mer de Chine méridionale. Cela a été réaffirmé dans de nombreux autres documents bilatéraux depuis, dont la déclaration conjointe des deux pays signée en septembre 2011.

La Chine maintient que le tribunal n'a aucune autorité sur cette affaire, qui porte sur la souveraineté territoriale et la délimitation maritime.

Les différends territoriaux sont au-delà des domaines traités par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), et la Chine a exclu en 2006 toute délimitation maritime prononcée par un arbitrage obligatoire, et ce en accord avec l'article 298 de la CNUDM. Ainsi, la Chine a été très claire sur le fait qu'elle n'acceptera pas ni ne s'impliquera dans cette procédure.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué publié le 8 juin que la Chine a toujours été en faveur d'une résolution pacifique des différends territoriaux et de délimitation maritime via des négociations avec les pays directement concernés, et ce sur la base du respect des faits historiques et en accord avec le droit international.

Concernant les affaires portant sur souveraineté territoriale et la délimitation maritime, la Chine n'acceptera jamais des résolutions ayant recours à une tierce partie ni n'importe quel moyen de résolution de différends qui lui soit imposé, précise le communiqué.

Agence Xinhua - 20 Juin 2016


Samdech Hun Sèn réaffirme la position du Cambodge sur la question de la mer de Chine méridionale

Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, Premier ministre du Royaume du Cambodge, a exprimé sa réaction contre certains commentaires disant que le Cambodge avait contribué au retrait de la déclaration conjointe de la Réunion spéciale des ministres des Affaires étrangères ASEAN-Chine à Kunming, province chinoise du Yunnan, sur la question de la mer de Chine méridionale.

Lors de la cérémonie de remise des certificats de fin d’études à des étudiants de l’Ecole royale d’Administration tenue ce matin à Phnom Penh, Samdech Techo Hun Sèn a appelé les Etats concernés à continuer à utiliser le mécanisme ASEAN-Chine pour la mise en œuvre complète de la Déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale (DOC); l’ASEAN et la Chine à travailler davantage ensemble pour réaliser le Code de conduite en mer de Chine méridionale (COC); et a encouragé les Etats concernés à collaborer pour régler leur différend.

Le Premier ministre cambodgien a, par ailleurs, fait appel à ceux qui accusent le Cambodge d’avoir détruit la solution de la dispute dans la mer de Chine méridionale de cesser de le faire, soulignant que le Cambodge avait beaucoup contribué à la stabilité régionale.

Samdech Hun Sèn a dit que récemment, un ambassadeur étranger accrédité au Cambodge lui avait rendu visite à sa résidence de Phnom Penh et lui avait demandé une « seule voix de l’ASEAN », c’est-à-dire son soutien à la décision de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye (sur une affaire introduite par les Philippines contre la Chine concernant une dispute dans la mer de Chine méridionale). Cela signifie qu’il l'ambassadeur sait à l’avance la décision du tribunal qui n’était pas encore délivré, a-t-il ajouté.

Le Cambodge ne fera aucune déclaration soutenant la décision de la Cour permanente d’arbitrage, a souligné le chef du gouvernement royal, expliquant que c’est un conflit entre les Philippines et la Chine, par conséquent les deux pays doivent travailler ensemble pour le résoudre.

Par C. Nika - Agence Kampuchea Presse - 20 juin 2016


La Chine s’engage 3.000 millions de yuans pour le développement du Cambodge

La Chine a promis d’accorder plus de 3.000 millions de yuans dans les prochaines années pour soutenir le développement du Cambodge.

C’est ce qu’on a appris à l’issue de la rencontre à Phnom Penh au début de cette semaine entre le vice-Premier ministre cambodgien, Hor Namhong et Liu Zhenmin, vice-ministre chinois des Affaires étrangères.

L’entretien portait également sur le renforcement des excellentes relations entre les deux pays dans tous les secteurs, ainsi que sur les investissements chinois dans des projets de construction de centrales hydroélectriques au Cambodge, a fait savoir Hor Namhong après la rencontre.

Le Cambodge comprend sept barrages hydroélectriques investis par la Chine. Six sont actuellement en exploitation, alors qu’un est en cours de construction, a-t-il souligné.

Les deux parties ont, par ailleurs, discuté de la coopération Mékong-Lancang, un nouveau mécanisme pour consolider encore davantage la coopération entre le Cambodge et la Chine, et de la question de la mer de Chine méridionale.

Par C. Nika - Agenc Kampuchea Presse - 9 juin 2016