Mais les diplomates thaïlandais semblent confiants : « C’est du 50-50 mais nous avons nos chances car nous avons le soutien de Washington », rapporte le Bangkok Post. Le pays a déjà tenu cette position en 1985-1986, mais depuis mai 2014, la réputation de la Thaïlande s’est « déteriorée ». Le Bangkok Post cite les nombreux coups d’Etats et s’appuie sur la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) : « Les droits civils et politiques ont été relégués au fond du fond à cause des actions despotiques de la junte au pouvoir et de son chef Prayuth Chan-ocha. »

« En octobre 2014, la Thaïlande n’a pas réussi a sécuriser un siège au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, perdant face au Qatar, un pays avec un respect des droits de l’homme très contestable », a ajouté la FIDH. Malgré ce portrait peu flatteur, les Etats-Unis devraient soutenir la candidature thaïlandaise : « Washington préfère appuyer la candidature d’un pays partageant la même vision, plutôt que de laisser entrer une « Seconde Russie » à l’ONU », d’après le quotidien thaïlandais. « C’est cynique mais c’est vrai, confirme un diplomate du Moyen-Orient. Les Etats-Unis soutiennent, et soutiendront beaucoup de juntes dans le monde. »

L’Assemblée générale des Nations Unies doit choisir cinq nouveaux membres non permanents au Conseil de sécurité pour remplacer l’Espagne, le Venezuela, la Nouvelle-Zélande, l’Angola et la Malaisie. La Thaïlande et le Kazakhstan ambitionnent de succéder à la Malaisie, qui représente actuellement l’Asie-Pacifique. Pour cela, ils devront remporter au moins deux tiers des voix de l’Assemblée générale onusienne.

Bangkok Post via Asialyst - 28 juin 2016