Dans un rapport publié mardi, ce groupe de conservation attire l’attention sur l’inquiétante croissance de cette activité au Vietnam. Un essor que les spécialistes expliquent par la facile accessibilité à la main d‘œuvre, mais aussi par l’absence de loi contre ce phénomène dans le pays.

« Il n’y a pas d’application de la loi au Vietnam, et la main-d‘œuvre est beaucoup moins chère. Au Vietnam, un artisan gagne entre 200 à 400 dollars par mois, tandis qu’en Chine, un artisan équivalent gagnera plus de 1000 dollars par mois, certains d’entre eux même gagnent 2000 », regrette le chercheur Esmond Martin.

Pour lutter contre ce fléau, les écologistes réclament plus de mesures juridiques, mais également un renforcement de la coopération au niveau des frontières. « L’application de la loi est très importante, mais cela ne suffit pas. Fondamentalement, il doit y avoir un changement dans les croyances humaines et les attitudes envers une espèce comme l‘éléphant, et comprendre que nous devons sauver l‘éléphant d’Afrique, et aussi l‘éléphant d’Asie », plaide Ian Douglas Martin, fondateur et PDG de Save the Elephants.

Ces pachydermes n’ont jamais été aussi menacés d’extinction. En Afrique, la population d‘éléphants est passée d’un million 200 mille à 400.000 moins en d’un demi-siècle, au grand désarroi des défenseurs de la vie sauvage.

Par Wahany Johnson Sambou - Africa News avec Reuters - 20 Juillet 2016