« Deux personnes ont été arrêtées pour être interrogées au sujet de Hua Hin », station balnéaire frappée par deux doubles explosions ayant fait deux morts, a déclaré le porte-parole de la police Piyapan Pingmuang, se refusant pour l’heure à employer le mot « suspects ». « Et une personne est en état d’arrestation à Nakhon Si Thammarat », dans le sud du pays, a-t-il ajouté.

La presse évoque un lien avec le mouvement des Chemises rouges

Il n’a pas souhaité donner plus de détails sur les personnes interrogées. La presse locale indique que l’homme interrogé à Nakkon Si Thammarat est un meneur des Chemises rouges, mouvement de soutien aux ex-Premiers ministres Thaksin et Yingluck Shinawatra. La police ne le confirme pas pour l’heure. « Nous travaillons actuellement sur des preuves menant aux suspects… Il y a vraisemblablement un lien avec la politique », a seulement accepté de dire le porte-parole de la police.

« Notre enquête progresse. Nous savons qui est derrière » cette série d’explosions de bombes artisanales, a-t-il insisté. « Je réaffirme qu’il s’agit de sabotage local, pas d’actes de terrorisme. Nous n’avons pas de terrorisme en Thaïlande », a-t-il assuré.

Au total, entre jeudi et vendredi, onze bombes ont explosé à travers cinq provinces du sud de la Thaïlande, notamment dans les stations balnéaires de Hua Hin et de Phuket, faisant quatre morts dans ce pays très touristique. Parmi les blessés, dix sont des touristes étrangers.

20 Minutes avec Agence France Presse - 14 Août 2016


Bombes en Thaïlande: découverte d'engins qui n'ont pas explosé

La police thaïlandaise a découvert samedi et dimanche des bombes qui n'ont pas explosé dans trois sites touristiques de premier plan alors qu'elle était à la recherche d'indices après les récentes explosions qui ont fait quatre morts.

Des bombes ont été découvertes et désamorcées dimanche dans deux sites touristiques touchés par les explosions, la station balnéaire de Hua Hin et l'île de Phuket, a indiqué le ministère de l'Intérieur. "Elles devaient vraisemblablement exploser au même moment que les explosions précédentes", a déclaré un de ses responsables, Grisada Boonrach. Selon la police, d'autres engins ont été découverts samedi dans la province de Phang Nga, touchée le jour précédent par des explosions et un incendie qui serait d'origine criminel.

Au total, entre jeudi et vendredi, onze bombes ont explosé à travers cinq provinces du sud de la Thaïlande, faisant quatre morts dans ce pays très touristique. Parmi les blessés, dix sont des touristes étrangers. Trois personnes étaient interrogées dimanche dans le cadre de l'enquête.

"Deux personnes ont été arrêtées pour être interrogées au sujet de Hua Hin", où deux doubles explosions ont fait deux morts, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Piyapan Pingmuang, se refusant pour l'heure à employer le mot "suspects". Une troisième personne était en état d'arrestation à Nakhon Si Thammarat, dans le sud du pays, en lien avec un incendie criminel, a ajouté la police.

La presse locale avance que l'homme interrogé à Nakkon Si Thammarat est un meneur des Chemises rouges, mouvement de soutien aux ex-Premiers ministres Thaksin et Yingluck Shinawatra. La police ne le confirme pase.

"Nous travaillons actuellement sur des preuves menant aux suspects... Il y a vraisemblablement un lien avec la politique", a seulement accepté de dire le porte-parole de la police. "Notre enquête progresse. Nous savons qui est derrière" cette série d'explosions de bombes artisanales, a-t-il insisté. "Je réaffirme qu'il s'agit de sabotage local, pas d'actes de terrorisme. Nous n'avons pas de terrorisme en Thaïlande", a-t-il assuré.

Entre autres pistes évoquées par les analystes figure celle d'un acte de colère de partisans de Thaksin et Yingluck Shinawatra, excédés par le climat de répression politique depuis deux ans que la junte militaire est au pouvoir.

Les Shinawatra ont condamné l'attentat et demandé à ce que la lumière soit faite. Certains analystes ont émis l'hypothèse que les attentats pourraient être l'oeuvre de rebelles musulmans du sud de la Thaïlande, mais les autorités ont rejeté cette théorie.

Agence France Presse - 14 Août 2016