Les tireurs Vietnamiens ont-ils manqué de balles pour s’entrainer pendant les Jeux ? C’est ce qu’ont évoqué les médias officiels, et le Premier ministre, après la médaille d’or au tir au pistolet du Vietnamien Hoang Xuan Vinh. Le tout premier champion olympique de l’histoire du pays.

« Nous ne devrions pas permettre que les athlètes manquent de nourriture et aient des difficultés pour s’entraîner, notamment quand les tireurs doivent faire face au manque de balles à l’entraînement », a réagi le Premier ministre, dans des propos publiés mercredi sur le site du gouvernement. D’autant plus que les épreuves de tirs sont l’une des rares chances de médaille pour la délégation communiste pendant les Jeux.

Depuis l’annonce du titre de Vinh, des rumeurs circulaient sur le déficit de balles à l’entraînement, y compris pour des sportifs de haut niveau comme l’équipe olympique. Des bruits que les autorités ont refusé de confirmer, laissant planer le doute sur les méthodes d’entraînement de leurs athlètes. Mimimaient-ils les gestes en imitant le bruit de la détonation avec leur bouche ? Le mystère reste entier.

Le Premier ministre n’a pas précisé si le tireur Hoang Xuan Vinh, colonel de l’armée âgé de 41 ans, avait lui même manqué de balles, mais l’entraîneuse de l’athlète, Nguyen Thi Nhung, a précisé que : « les difficultés à se procurer des balles sont communes au Vietnam, y compris pour l’équipe de tir ». Avant d’ajouter que « pour les athlètes de haut niveau comme Vinh, il y a toujours une certaine quantité de balles pour son entraînement ». Pas de nourriture, pas d’entraîneurs ni de médecins

Elle a aussi confirmé que les athlètes vietnamiens, avec une allocation nourriture de moins de 16 euros par jour, n’avaient pas les moyens de se nourrir correctement. « Nous avons fait de notre mieux pour que les athlètes de haut niveau aient de la bonne nourriture, en quantité suffisante, mais on aurait besoin de plus », avec une révision de l’allocation nourriture, a-t-elle insisté.

Les médias officiels ont par ailleurs assuré que les officiels avaient été trop nombreux dans la délégation, prenant la place d’entraîneurs ou de médecins. « Plusieurs des 23 athlètes vietnamiens qui se sont rendus aux JO de 2016 étaient tout seuls… sans entraîneur ni médecin, car leur place avait été donnée à des officiels » du sport, a déploré le site d’information VietnamNet.

20minutes.fr avec Agence France Presse - 18 Août 2016