"Il va venir" à la Conférence de Panglong qui doit débuter mercredi 31 août à Naypyidaw, la capitale administrative birmane, a déclaré lundi à l'AFP Zaw Htay, porte-parole de la présidence birmane.

Il s'agit de la première grande conférence de paix organisée par Aung San Suu Kyi depuis son arrivée au pouvoir, grâce à la victoire de son parti aux législatives de novembre 2015. Aung San Suu Kyi, de facto chef du gouvernement même si elle n'est que chef de la diplomatie, a promis de trouver une solution aux conflits ethniques qui continuent d'agiter la Birmanie, avec des armées rebelles actives sur le terrain depuis des décennies.

"Sans paix, il ne peut y avoir de développement durable", a-elle assuré la semaine dernière lors d'une visite à Pékin, où elle est notamment allée chercher le soutien des autorités, plusieurs groupes rebelles étant proches de la Chine comme les Kokang.

La Birmanie est le théâtre de conflits ethniques depuis son indépendance de l'Empire britannique en 1948, de nombreuses minorités ayant pris les armes pour tenter d'obtenir plus d'autonomie face à un gouvernement qui les a longtemps ignorés.

Malgré les appels à la paix d'Aung San Suu Kyi, qui a évoqué l'idée d'un fédéralisme qui donnerait plus de pouvoirs aux régions, les combats se poursuivent entre ces groupes et l'armée, particulièrement dans les régions Kachin (nord) et Shan (est).

Le chef de l'armée birmane participera également à cette conférence de Panglong, qui doit durer quatre ou cinq jours.

Agence France Presse - 22 Août 2016