Début septembre, Aung San Suu Kyi, qui conduit le nouveau gouvernement birman, a lancé une grande concertation nationale avec les minorités ethniques rebelles. Mais les affrontements se poursuivent notamment dans les régions Shan et Kachin, dans le nord et l'est du pays. Et depuis quelques jours, les combats ont repris en Etat Karen, proche de la frontière avec la Thaïlande, où l'Armée bouddhiste démocratique karen (DKBA), un groupuscule rebelle, affronte les gardes-frontières. Plus de 4000 personnes ont fui les violences à ce jour. A proximité de Mying Gyi Ngu, des dizaines de femmes et d'enfants s'entassent depuis plusieurs jours dans un monastère, où des associations leur apportaient de la nourriture.

D'après un officier de la DKBA, qui a demandé à ne pas être nommé, quatre de leurs combattants ont été tués et cinq blessés ces derniers jours. "Au total, quatre soldats de l'armée birmane et nos forces (garde-frontières) ont été tués et quelque 40 blessés par les combats au cours des derniers jours", a de son côté expliqué à l'AFP Naing Maung Zaw, responsable des gardes-frontières de la région (BGF). "Au départ, beaucoup de nos soldats ont été tués et blessés car nous avons laissé le temps aux villageois de fuir la région avant de riposter", a-t-il ajouté.

Le Figaro avec Agence France Presse - 19 Septembre 2016