Depuis, des secouristes sont à pied d’œuvre pour rechercher d’éventuels survivants. Plus d’une cinquantaine de personnes ont perdu la vie dans le naufrage, selon un bilan encore provisoire car de nombreuses autres sont encore portées disparues. Un accident fréquent en Birmanie, pays où les voies fluviales et maritimes sont très empruntées et où la majorité des embarcations sont dans un état très vétuste.

Une grue a été installée sur une barge pour tenter de renflouer l’épave et de la déplacer car la plus grande partie du ferry est encore immergée. Les secouristes n’ont pas pu inspecté toutes les salles et tous les ponts du navire qui a chaviré samedi sur la rivière Chindwin. Ils craignent que le bilan ne s’alourdisse dans les prochaines heures d'autant que de forts courants compliquent actuellement leur travail.

Le ferry transportait en majorité des professeurs, des étudiants et des médecins qui rentraient chez eux pour célébrer la Fête des Lumières, une fête bouddhiste très populaire en Birmanie. Les causes de l’accident ne sont pas encore connues avec précision.

La police a arrêté quatre membres de l’équipage et selon les survivants, le bateau était surchargé. Il transportait bien plus de passagers que la limite autorisée et de nombreuses marchandises qui encombraient le pont.

En avril dernier, 21 personnes, dont 9 enfants, avaient péri lorsque leur embarcation s’était renversée à l’ouest du pays. En mars, un autre ferry avait chaviré et entraîné la mort de 33 personnes dans la même région. Les Birmans empruntent ces ferries pour de longs voyages entre les grandes villes du pays mais aussi pour de petits trajets quotidiens. A Rangoon par exemple, des milliers de travailleurs pendulaires traversent la rivière éponyme chaque jour pour se rendre à leur travail.

Par Rémy Favre - Radio France Internationale - 19 Octobre 2016