Depuis la mort du roi Bhumibol Adulyadej la junte traque sur le web les sites, vidéos ou commentaires anti-royalistes.

La Thaïlande est l’un des pays au monde les plus regardants en termes de lèse-majesté. Les insultes ou menaces envers la famille royale sont punies par la loi. En août 2015, un homme avait ainsi été condamné à 30 ans de prison pour des messages postés sur Facebook.

Depuis la mort du roi Bhumibol Adulyadej le 13 octobre dernier, les militaires au pouvoir ont renforcé la surveillance des réseaux sociaux pour supprimer les contenus insultants envers la monarchie. Et pour renforcer cette traque sur le web, le vice-Premier ministre thaïlandais Prajin Juntong a rencontré des représentants de Google. Le géant américain a accepté de coopérer pour supprimer des sites, commentaires ou encore vidéos, notamment sur sa plateforme YouTube.

Au surlendemain de la mort du roi, la junte avait recensé 61 sites internet qui enfreignaient la loi de lèse-majesté. « Nous avons des centres qui surveillent 24 heures sur 24 la toile » a expliqué le vice-Premier ministre.

Du côté de la firme américaine, on affirme que cette coopération suit la ligne directrice habituelle en termes de suppression de contenus jugés illégaux dans un pays donné.

Radio France Internationale - 23 Octobre 2016