Le contrôle des abondantes ressources minières est une importante source de tensions dans cette zone frontalière où l'Armée d'indépendance kachin (Kachin Independence Army, KIA), l'un des groupes armés ethniques les plus actifs dans ses combats avec le pouvoir central, tire une importante part de ses revenus du jade.

Selon un communiqué du bureau du gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi, un militaire, trois policiers, un membre d'une milice pro-gouvernementale et trois civils ont été tués dans les affrontements. Deux civils blessés par balles sont décédés à leur arrivée à l'hôpital de la ville frontalière de Muse, a déclaré un membre du personnel à l'AFP.

"Nous nous battons avec d'autres groupes ethniques armés alliés", a affirmé à l'AFP Khine Thu Kha, un porte-parole de l'Armée Arakan Army, un groupe allié à la KIA. Les combats entre l'armée birmane et les rebelles de la KIA, qui ont déplacé quelque 100.000 personnes, ont repris en juin 2011, après 17 ans de cessez-le-feu.

Ces violences constituent un défi pour Aung San Suu Kyi et son gouvernement, premier exécutif civil en Birmanie depuis des décennies, qui entend pacifier le pays, théâtre, depuis son indépendance des Britanniques en 1948, de conflits armés entre le pouvoir central et plusieurs des nombreuses minorités ethniques. Ces conflits sont devenus la plus ancienne guerre civile au monde.

Agence France Presse - 20 Novembre 2016