Les deux centrales qui devaient être construites dans la province centrale de Ninh Thuan auraient eu une capacité combinée de 4.000 megawatts. Elles devaient êtrre construites avec l'assistance technique de la société russe Rosatom et du consortium japonais JINED.

Le coût de ces centrales, qui auraient été les premières dans le sud-est asiatique, a doublé depuis que le projet a vu le jour en 2009, pour atteindre 18 milliards de dollars, selon les milieux officiels.

Le gouvernement a expliqué que le coût avait explosé après que des technologies avancées sont apparues comme nécessaires à la suite du désastre provoqué par l'explosion de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon en 2011.

Le projet a été suspendu non pas pour des raisons technologiques mais en raison de la situation économique du pays, a indiqué le gouvernement vietnamien sur son site web.

Le Vietnam est actuellement confronté à un déficit budgétaire croissant et les autorités ont annoncé qu'elles n'atteindront vraisemblablement pas leur objectif d'une croissance de 6,7% cette année.

Bien que l'énergie nucléaire ne produise pas d'émissions de carbone nuisibles, les écologistes ont soulevé la question du stockage des déchets.

Le Vietnam qui s'industrialise rapidement et qui a une population de 93 millions de personnes souffre de coupures de courant depuis quelques années et se tourne vers des pays voisins tels que le Laos pour renforcer ses réserves énergétiques.

Selon le gouvernement, la suspension du projet n'affectera pas la sécurité énergétique du pays.

Le Vietnam communiste dépend essentiellement pour sa production d'électricité de stations fonctionnant au charbon et de l'énergie hydraulique, mais il compte augmenter sa production d'énergie renouvelable dans les 15 prochaines années.

Agence France Presse - 22 novembre 2016