La triplette Lacroix, Leboursicaud et Suchaud, pourtant donnée favorite du tournoi, n’a pas résisté à la précision de l’outsider (13-7).

Le Cambodge s’annonce redoutable pour la suite du tournoi. Ils ont confirmé leur victoire sur les Français en infligeant une défaite à la Suisse (13-7), une autre équipe favorite du championnat mondial.

Madagascar, de son côté, a subi sa deuxième défaite durant le premier tour de la poule. Après avoir déjà perdu face aux modestes luxembourgeois (7-9) puis contre les béninois (9-13), l’équipe de Lova n’a dû sa qualification pour le tour suivant qu’en faveur de sa large victoire contre le Niger (13-1). La France et le pays hôte de ce championnat du monde poursuivent péniblement leur chemin.

Zinfos974 - 3 décembre 2016


La partie de boules, une institution au Cambodge

« Tu tires ou tu pointes ? » Aussi étonnant que cela puisse paraître, nous ne sommes pas au Mondial La Marseillaise à pétanque au Parc Borély, mais à Phnom Penh au Cambodge. Même là-bas, la pétanque est une institution. Tout le monde joue et connaît les règles. Des plus jeunes aux plus vieux, femmes compris, toutes les classes sociales jouent à la pétanque. Certes, le style n'est pas toujours très académique, mais la convivialité est là. « On joue pour le plaisir mais aussi pour gagner un peu d'argent », raconte Samnang qui a appris à jouer avec son père. Dans un pays où 30 % de la population vit sous le seuil mondial de pauvreté, l'argent et le jeu font parfois bon ménage. Mais le sport s'est tellement développé dans le royaume qu'il est passé professionnel depuis la création en 1992 de la Fédération de boules et de pétanque du Cambodge (FBPC).

Un héritage colonial

Comment aussi loin de la Provence, la pétanque a-t-elle pu s'ancrer dans le paysage local et devenir si populaire ? « C'est un héritage colonial que nous avons eu à cœur de conserver. Ce sport s'adapte partout, il ne faut pas une grande surface et une triplette peut se garder toute une vie ! », explique Meas Sarin, fondateur de la FBPC. Forte de cet héritage, l'équipe du Cambodge et ses 26 boulistes professionnels disputent depuis 1992 les meilleurs championnats internationaux. « En 40 compétitions, on a remporté 114 médailles, dont 29 aux Jeux d'Asie du sud-est », souligne Meas Sarin. Et pour poursuivre l'essor de la discipline, le stade olympique de Phnom Penh sert désormais de terrains d'entraînement.

Par Laura Jaumouillé - 20Minutes.fr - 6 Juillet 2011