Le corps tuméfié de Soe Moe Tun, reporter pour Eleven Media, avait été retrouvé le mois dernier abandonné sur une route à Monywa, dans le centre du pays et l'association Reporter sans frontières avait appelé les autorités birmanes à faire la lumière sur ce meurtre et à en trouver les commanditaires.

"Nous avons arrêté deux personnes travaillant dans un karaoké puis un chauffeur de poids lourd spécialisé dans le transport du bois", a expliqué à l'AFP Thein Swe Myint du commissariat de police de Monywa. La région de Saigang, où Soe Moe Tun enquêtait, est un carrefour en Birmanie pour l'exploitation du teck, bois très recherché. La majeure partie des ressources sont extraites de manière illégale.

La Birmanie a officiellement mis fin à la censure en 2012, mais d'après les groupes de défense des droits de l'Homme, les journalistes sont souvent victimes de tentative d'intimidation, notamment lorsqu'ils enquêtent sur des sujets controversés. Depuis 1999, quatre journalistes ont été tués dans le pays, selon le Comité pour la protection des journalistes basé à New York. Et d'après Reporters sans frontières, au moins 10 journalistes ont été assassinés en Asie du Sud et du Sud-Est après avoir enquêté sur des questions environnementales.

Agence France Presse - 3 janvier 2017