Malgré un renforcement des contrôles décidés par les militaires au pouvoir, le nombre de tués lors de cette semaine toujours très redoutée a augmenté de 25% par rapport à l'an passé. Plus de 4.100 personnes ont également été blessées entre le 29 décembre et le 4 janvier dans plus de 4.000 accidents recensés. La Thaïlande est d'après les données de l'OMS l'un des pays au monde qui compte le plus grand nombre de décès sur les routes.

Dans plus de 80% des cas, un deux-roues était impliqué dans l'incident et l'alcool est la cause de plus d'un tiers des accidents tout comme la vitesse. "Nous avons eu plus de contrôles, plus de présence policière, nous avons saisi des dizaines de milliers de véhicules mais nous avons encore plus de victimes", a regretté mercredi, devant la presse, le chef de la junte Prayut Chan-O-Cha. L'armée a indiqué que plus de 66.000 personnes avaient été arrêtées pour conduite en état d'ivresse, et que plus de 4.000 véhicules avaient été saisis, dont 3.100 motos. L'accident le plus mortel a causé la mort de 25 personnes lundi après une collision entre un mini-bus et un camion-citerne, qui ont pris feu.

En prévision de l'autre semaine, très accidentogène, - celle de Songkran en avril pour les fêtes traditionnelles de Nouvel An thaïlandais -, le Premier ministre a promis une nouvelle fois de doubler les contrôles. Depuis quelques mois, les autorités ont mis en place une sanction pour frapper les esprits: les automobilistes arrêtés au volant en état d'ivresse sont condamnés à faire un stage à la morgue. Les gouvernements thaïlandais successifs, civils comme militaires, ont promis des mesures pour limiter le nombre d'accidents, sans grand succès jusqu'ici.

Agence France Presse - 5 janvier 2017