Ce nouveau texte, validé par un référendum en août dernier, est une étape essentielle d'après les militaires au pouvoir depuis mai 2014, pour permettre le retour de la démocratie dans le pays et la tenue d'élections.

Pour pouvoir entrer en application, le texte doit être signé par le nouveau roi, Maha Vajiralongkorn, qui vient de succéder à son père, qui a régné 70 ans. "Le secrétaire général de sa Majesté a envoyé une lettre au gouvernement expliquant que la partie de la Constitution concernant la monarchie devait être rediscutée", a expliqué le chef de la junte à la presse. "Il y a trois ou quatre points qui doivent être modifiés concernant son autorité (en tant que roi)", a-t-il ajouté, sans préciser quelles clauses spécifiques seraient modifiées. Le processus de révision pourrait prendre plusieurs mois d'après lui.

Les interventions publiques d'un monarque sur la scène politique sont rares. La monarchie thaïlandaise a d'après les textes un rôle politique limité mais elle exerce en coulisse une influence significative et est à la tête d'une richesse considérable. Elle est par ailleurs protégée par l'une des lois de lèse-majesté les plus strictes au monde, qui interdit toute critique. Décédé le 13 octobre, Bhumibol Adulyadej, était vu comme une figure d'unité pour un royaume très divisé politiquement.

Une image qui contraste avec celle de son fils. Le nouveau roi passait jusqu'ici le plus clair de son temps en Allemagne. Et sa personnalité, réputée imprévisible, fait débat, même au sein des conseillers du palais et des généraux du gouvernement, soulignent les analystes. L'armée au pouvoir a promis après les réformes d'organiser des élections, mais depuis mai 2014, le scrutin ne cesse d'être repoussé.

Agence France Presse - 10 Janvier 2017