Dans ce pays, la grande majorité des voitures ont le volant à droite pour une conduite à droite... Dans les rues birmanes, les conducteurs sont donc forcés de se déplacer jusqu'au milieu de la route pour doubler, tout en actionnant avec force le klaxon, et les bus font descendre leurs passagers au beau milieu de la route plutôt que sur le trottoir.

"Parmi les pays de l'ASEAN, la Birmanie est celui qui présente le plus d'opportunités", a expliqué mercredi à l'AFP Yutaka Sanada, vice-président régional de Nissan. Seules sept personnes sur 1.000 possèdent une voiture en Birmanie, contre 200 pour 1.000 en Thaïlande, a-t-il rappelé au moment où le groupe japonais lance sa première voiture fabriquée localement.

Dans le pays, neuf voitures sur dix étaient jusqu'ici des véhicules d'occasion provenant du Japon, où la conduite est à gauche. Le changement de réglementation est donc vu comme une aubaine par les constructeurs automobiles, qui lorgnent sur un marché quasi inexploité de 51 millions d'habitants. Pour Aung Bon Beng, qui travaille pour Tan Chong Group, le partenaire de Nissan dans le pays, les ventes de voitures neuves devraient augmenter de 5 à 10% au cours des prochaines années. "Si vous regardez le marché actuel, 95% sont des voitures d'occasion", ajoute-t-il.

Cette situation est un des aspect les plus étranges de l'héritage laissé par des décennies de dictature militaire. Il y a plus de 40 ans, le dictateur paranoïaque et superstitieux Ne Win avait donné l'ordre à tous les Birmans de rouler à droite. Il n'a jamais expliqué pourquoi mais les observateurs estiment qu'il a soit agi sur les conseils d'un voyant, soit qu'il s'agissait d'un pied de nez à l'ancien colonisateur, la Grande-Bretagne où on roule à gauche.

Le Figaro - 18 Janvier 2017


Nissan démarre la production en Birmanie

Nissan a démarré la production de la berline Sunny en Birmanie avec l’aide d’un partenaire local.

Avec plus de 50 millions d’habitants, la Birmanie est encore un territoire vierge promis à une forte croissance automobile. Actuellement, le marché automobile birman est d’environ 100 000 unités par an. 90 % des véhicules vendus sont des importations de véhicules d’occasions en provenance du Japon. Les voitures neuves ne représentent que 5 000 ventes annuelles.

Le gouvernement birman a récemment décidé de limiter les importations d’encourager la production locale. Nissan a fait appel à un partenaire local, Tan Chong Motor, pour produire dans un premier temps quelques centaines d’unités par an de la Sunny. Jusqu’à présent, Nissan commercialisait des modèles exportés du Japon ou de la Thaïlande.

Ce démarrage en Birmanie est une première étape avant la construction d’une usine commencera d’ici la fin de l’année, avec un objectif d’ouverture en 2019 et de production annuelle de 10 000 voitures. Nissan investira 50 millions de dollars (47 millions d’euros) dans la construction de cette usine.

Suzuki est aussi sur les rangs pour profiter de l’explosion programmée du marché automobile birman. Le constructeur a commencé la construction d’une usine en décembre dernier.

Le blog auto - 19 janvier 2017