Depuis une quinzaine d'années, le gouvernement vietnamien a mis en place des traitements obligatoires de deux ans pour les quelque 140.000 toxicomanes officiellement recensés dans le pays, dans le but affiché de lutter contre une toxicomanie croissante, notamment chez les jeunes.

Mais ces centres sont critiqués pour l'inefficacité des traitements et les violences physiques dont sont victimes les toxicomanes. "Certains patients se sont cachés dans les rizières et les forêts, d'autres ont pris la route", a expliqué lundi à l'AFP Hoa Thanh Nien du département du travail de la province.

D'après lui, la plupart se révoltaient contre le refus de l'administration de les laisser rentrer fêter le nouvel lunaire dans leur famille. Têt est pour les Vietnamiens, la principale semaine de fête de l'année. Quelque 74 patients ont déjà été rattrapés et ramenés au centre, a ajouté Hoa Thanh Nien.

En octobre, quelque 450 patients s'étaient déjà échappés d'un centre dans le sud, créant la panique chez les habitants de la région. L'organisation Human Rights Watch (HRW) a, à de nombreuses reprises, dénoncé ces centres et les Nations unies déjà appelé à leur fermeture.

Agence France Presse - 30 janvier 2017