Les accusations portées contre eux sont considérées comme ayant un motif politique. En novembre 2016, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a jugé que leur détention était arbitraire.

« L'utilisation de dispositions pénales comme prétexte pour supprimer et empêcher l'exercice légitime du droit à la liberté d'expression et pour faire taire les défenseurs des droits de l'homme est incompatible avec l'article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) signé par le Cambodge », a déclaré la Rapporteuse spéciale de l'ONU sur la situation des droits de l'homme au Cambodge, Rhona Smith, dans un communiqué de presse.

Mme Smith a rappelé qu'un groupe d'experts des droits de l'homme de l'ONU a adressé une requête auprès du gouvernement cambodgien qui n'a reçu aucune réponse à ce jour.

Les experts ont demandé des informations détaillées sur le fondement juridique de la détention de quatre membres du personnel de l'organisation non gouvernementale Cambodian Human Rights and Development Association (ADHOC) -Lim Mony, Ny Vanda, Ny Sokha et Yi Soksan-, et du Secrétaire général adjoint du Comité national des élections et ancien employé d'ADHOC, Ny Chakrya.

Dans leur requête, les experts de l'ONU ont également exhorté les autorités à faire tout leur possible pour libérer ces défenseurs des droits humains, conformément aux obligations du Cambodge en vertu du droit international relatif aux droits de l'homme.

Après leur détention, des défenseurs des droits de l'homme ont lancé une campagne hebdomadaire «lundi noir» appelant à leur libération, qui a été interdite par les autorités cambodgiennes.

« Ils ont été retenus en otage depuis trop longtemps, il est temps de les libérer », a déclaré Mme Smith. Son appel a également été approuvé par l'expert des droits de l'homme Sètondji Roland Adjovi, qui dirige actuellement le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire.

Centre d'actualité de l'ONU - 25 janvier 2017