Nguyên Phu Trong (secrétaire général du PCV), le président Tra Dai Quang, le Premier ministre Nguyên Xuan Phuc et le ministre de la Défense Ngo Xuan Lich. A ses côtés, plusieurs dirigeants de l’APL, à commencer par le général Yuan Yubai, commandant la zone de combat sud.

Les reportages officiels dans les médias de l’armée et du parti rendent compte d’un succès remarquable pour approfondir la coopération entre la Chine et le Vietnam alors que les Vietnamiens étaient invités à rejoindre l’initiative des nouvelles «routes de la soie et des deux corridors».

En réalité tout s’est très mal passé. Du fait d’une mauvaise analyse basée sur la biographie et la psychologie réalisée par les services chinois concernant les dirigeants. A commencer par le secrétaire-général Nguyên Phu Trong, présenté comme représentant une «faction pro-chinoise», ce qui n’est pas le cas (c’est un conservateur pragmatique qui joue sur tous les tableaux comme on l’a vu au congrès de 2016), ou encore le ministre de la Défense, Ngo Xuan Lich, présenté comme «nul», et n’ayant aucune expérience opérationnelle, car il était Commissaire politique de l’Armée populaire. Ce n’est pas faux mais il est meilleur tacticien que l’ont crû les gens de l’APL.

Résultat : quand Fan Changlong a rappelé que les îles convoitées par les deux pays sont bien chinoises, il s’est fait sèchement rappeler à l’ordre (ce qui apparaît entre les lignes dans les communiqués officiels) et il a fallu seulement parler de «paix et de stabilité» dans la mer de Chine méridionale. Et le général Fan est rentré grandement déçu, lundi 19 juin, à Pékin.

TTU (Très Très Urgent) On Line - 23 juin 2017