Hanoï est connu pour ses légions de mobylettes pétaradant aux feux rouges.

Ici, la mobylette fait office de voiture familiale (avec les enfants entassés entre les deux parents), dans une ville où les transports en commun sont peu développés.

Hanoï est connu pour ses légions de mobylettes pétaradant aux feux rouges.

Ici, la mobylette fait office de voiture familiale (avec les enfants entassés entre les deux parents), dans une ville où les transports en commun sont peu développés.

Sur sept millions d'habitants à Hanoï, sont comptabilisées cinq millions de mobylettes ou motos, contre seulement 500.000 voitures en circulation.

Les ventes de deux roues augmentent à un rythme "alarmant", s'est inquiétée mardi la municipalité de Hanoï sur son site internet, pour justifier le projet d'interdiction.

"Les bouchons et la pollution atmosphérique vont devenir un vrai problème si des mesures ne sont pas prises immédiatement", explique la municipalité de la capitale du régime communiste.

D'ici à 2030, la municipalité promet de développer les transports publics, notamment le réseau de bus, qui ne couvre pour l'heure que 12% des déplacements à Hanoï. La municipalité voudrait faire monter ce taux à 50%.

Les réactions des Vietnamiens étaient mitigées mardi.

"Cette idée est complètement folle. Les motos sont le meilleur moyen de transport à Hanoï. Je doute que les autorités puissent les remplacer avec des transports publics", explique à l'AFP Hoang Thuy Duong, une fonctionnaire qui se rend au travail en moto.

D'autres, comme l'entrepreneur Bui Duc Tai, espèrent que les rues d'Hanoï soient un jour libérées de leur "odeur de carburant".

La construction d'un métro à Hanoï est retardée depuis des années, mais un lancement en 2018 est désormais évoqué.

Le Vietnam est un des pays d'Asie du Sud-Est avec le plus fort taux de deux-roues, et les autorités prennent en exemple des villes comme Séoul ou Tokyo, où les motos sont interdites.

Dans le viseur des autorités: les "particules fines" (PM 2,5 d'un diamètre inférieur à 2,5 microns), les plus redoutées.

En 2016, sur 282 jours, les niveaux de particules fines à Hanoï étaient à des niveaux dangereux pour la santé, selon l'ONG GreenID, s'appuyant sur les taux de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Hanoï est en train de développer un système de mesure de la qualité de l'air, avec plus de 350 stations qui doivent être installées d'ici à 2020.

Agence France Presse - 4 Juillet 2017