Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme réagissait à la condamnation mardi à 9 ans de prison d'une célèbre dissidente, Tran Thi Nga, pour une prétendue "propagande antiétatique".

"Nous sommes inquiets au sujet de la répression accrue visant les défenseurs des droits de l'homme au Vietnam qui ont critiqué le gouvernement et ses politiques", a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat lors d'un point de presse à Genève.

Concernant le récent procès de Mme Nga, 40 ans, elle a exprimé "de graves inquiétudes au sujet de la sévérité de la sentence et du déroulement du procès, qui ne semble pas avoir répondu aux normes en vigueur".

Au cours des six derniers mois, a-t-elle rappelé, au moins 7 autres défenseurs des droits de l'homme ont été arrêtés, plusieurs autres sont en prison et deux ont été déportés ou exilés à l'étranger. "Les défenseurs des droits humains ne devraient jamais être traités comme des criminels représentant une menace pour la sécurité nationale", a souligné la porte-parole.

"Nous demandons urgemment aux autorités vietnamiennes de libérer immédiatement toutes les personnes détenues en raison de l'exercice de leurs droits à la liberté d'expression et de réviser les lois mal définies qui sont utilisées - sous le prétexte de sécurité nationale - pour réprimer la dissidence."

Le Figaro avec Agence France Presse - 28 juillet 2017