C’est un fait, le Vietnam séduit de plus en plus d’étrangers dans le cadre professionnel. Le nombre de ceux occupant un poste est passé de 63.557 personnes en 2011 à 83.046 en 2016, selon les informations publiées sur le site web du Département de l’emploi (ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales). La majorité provient des pays asiatiques (73%).

Les besoins en ressources humaines étrangères sont assez stables. Parmi les expatriés qui se sont vu délivrer un permis de travail, 95,6% ont un contrat de plus d’un an.

Les différents canaux de recrutement

Il existe de nombreux sites de recherche d’emploi au Vietnam. Les plus connus sont Robert Walters (http://robertwalters.com), RGF HR (http://rgf-hr.com). Quelques-uns permettent de postuler directement en ligne comme http://Careeelink.vn, http://Anphabe.com, http://VietnamWorks.com, http://CareerBuilder.vn ou http://Jobstreet.vn. Facebook et Linkedln - deux réseaux sociaux populaires au Vietnam comme ailleurs - sont aussi une bonne méthode pour dégoter un emploi, car ils sont consultés par un très grand nombre de personnes.

Pour l’heure, l’un des métiers de «classe moyenne» attrayants pour les étrangers au Vietnam - c’est-à-dire avec un salaire moyen et ne nécessitant pas une bardée de diplômes - est celui d’enseignant d’anglais, dans les centres de langues étrangères ou bien dans les tablissements scolaires. Le site web Chroniclevitae.com est une solution très efficace pour les expatriés désireux de pourvoir un tel poste. D’autres préfèrent envoyer leur CV et une lettre de motivation après avoir consulté directement la rubrique «Offres d’emploi» sur le site des établissements scolaires. Aujourd’hui, des universités, écoles et collèges proposent une formation en anglais en partenariat avec des organisa-tions étrangères. Ce qui permet aussi aux étrangers de chercher des informations complètes avant de tenter l’aventure au Vietnam.

Comme il est difficile de trouver un job aux États-Unis, certains Américains jettent leur dévolu sur le Vietnam pour emmagasiner de l’expérience, bien qu’il existe une grande disparité de salaire entre les deux pays pour un poste identique. C’est le cas d’Olivia Vo, qui est rentrée aux États-Unis en juin dernier après avoir travaillé en tant qu’enseignante d’anglais et gestionnaire de bureau à Hô Chi Minh-Ville. Cette Américaine avait décidé de travailler au Vietnam pendant quelques années, souhaitant que, de retour aux États-Unis, cette démarche lui ouvre les portes d’un emploi stable.

Enseignant, un métier populaire

Olivia Vo n’est pas un cas isolé. Joshua Hall a suivi ses études dans une université en Afrique du Sud. Diplôme en poche, il a été embauché au collège international Kent à Hô Chi Minh-Ville et a commencé à y travailler en mars 2017. Grâce à des amis qui vivent dans cette ville, Joshua Hall avait envoyé son CV à des sites de recrutement et des pages de recherche d’emplois en ligne alors qu’il fréquentait encore l’université en Afrique du Sud.

L’enseignement de l’anglais fait partie des emplois qui attirent l’attention de la communauté des étrangers désirant poser leurs valises au Vietnam. Seulement 12 jours après sa publication sur le site de recrutement en ligne VietnamWorks.com, l’offre d’emploi du British Council - l’un des grands établissements d’enseignement de l’anglais à Hô Chi Minh-Ville - a été suivie par 1.433 personnes. Situation identique pour celle de l’Université RMIT Vietnam, vue par 560 personnes en 16 jours de publication.

Les conditions pour les candidats au poste d’enseignant d’anglais sont un diplôme universitaire, un certificat d’exercice CELTA (Certificat en enseignement de l’anglais pour adultes) ou DELTA (Certificat de formation en langue anglaise postuniversitaire pour adultes). Les professeurs «natifs» ont le droit de signer un contrat de travail conformément à la loi vietnamienne, avec les avantages sociaux qui vont avec.

Phùng Ngoc Phu Qui, salariée du centre d’enseignement d’anglais pour enfants Bell English School, dans le 7e arrondissement, publie souvent les annonces de recrutement sur les forums en ligne et les réseaux sociaux des expatriés au Vietnam. Ces canaux de communication ont le double avantage d’être efficaces et peu coûteux pour trouver des locuteurs natifs adaptés.

Outre l’enseignement, les professions les plus prometteuses pour les étrangers et rapportant un revenu décent sont celles liées à l’art, au marketing ou encore au tourisme.

Agence Vietnamienne d'Information - 7 août 2017