"Militaires et policiers se battent ensemble contre les terroristes bengali", a déclaré le chef de l'armée, le général Min Aung Hlaing, sur sa page Facebook, y annonçant un bilan passé de douze à 32 morts. Parmi eux, un soldat, dix policiers et 21 Rohingyas.

Il s'agit de l'épisode de violences le plus meurtrier depuis plusieurs mois dans cette région, marquée par de fortes tensions entre musulmans et bouddhistes.

Des dizaines de milliers de Rohingyas y vivent. Cette minorité musulmane victimes de fortes discriminations en Birmanie, sans accès aux hôpitaux, aux écoles, au marché du travail.

Les Rohingyas sont considérés comme des immigrés du Bangladesh voisin. Ils sont appelés à ce titre "bengalis", le terme "rohingya" étant tabou en Birmanie, pays à majorité bouddhiste marqué par l'influence de moines radicaux qui dénoncent les musulmans comme une menace.

En octobre, des attaques similaires ont fait neuf morts dans les rangs de la police dans l'Etat de Rakhine. Une vaste opération de riposte a alors été lancée par l'armée birmane, qui s'est accompagnée d'allégations de meurtres de civils, de viols et d'incendies volontaires.

L'opération de l'armée a entraîné la fuite de 8700 Rohingyas au Bangladesh. L'ONU a estimé que les forces de l'ordre birmanes s'étaient sans doute rendu coupables de crimes contre l'humanité.

Agence Télégraphique Suisse - 25. août 2017