Le moine dirigeant le temple a été arrêté pour y avoir mélangé de la méthamphétamine.

«Nous avons reçu des plaintes de gens ayant suivi des cures de désintoxication dans ce temple, disant que le traitement contenait de la drogue», a expliqué à l’AFP Sitthisak Watjanarat, directeur du service de lutte antidrogue.

«Nous avons fait contrôler cette supposée médecine traditionnelle et avons découvert qu’elle contenait de la méthamphétamine», a-t-il ajouté. « La drogue qui rend fou »

La méthamphétamine, dite Yaba, la «drogue qui rend fou» en thaï, est très commune dans le royaume. Phra Kru Opas Thammachot, le moine de 61 ans en charge de ce temple-monastère de Khao Sripermsawang, dans la province de Nakhon Nayok (centre) et un civil travaillant pour lui ont été interpellés jeudi. Tous deux assurent ne pas savoir comment la méthamphétamine a atterri dans les petits flacons de «médecine traditionnelle» qu’ils vendaient 100 bahts pièce (2,50 euros) aux anciens drogués. L’argent finissait dans les caisses du temple.

Le pays n’arrive pas à enrayer le phénomène, malgré des peines de prison très lourdes pour consommateurs et trafiquants. De nombreux centres de désintoxication

En Thaïlande, il est commun pour des temples d’accueillir des centres de désintoxication, en vertu de la mission sociale des temples et monastères. Des étrangers, comme le chanteur anglais Pete Doherty il y a quelques années, viennent suivre des cures de désintoxication dans le royaume, où méditation et prières bouddhistes sont souvent associées à la cure de désintoxication.

Un des plus célèbres monastères offrant des cures de désintoxication en Thaïlande, le Thamkrabok, dans la région de Saraburi (centre), a mis au point un traitement radical, qui attire Thaïlandais comme étrangers: un mélange d’herbes vomitives, censées purifier l’organisme.

Agence France Presse - 8 septembre 2017