Cette stratégie s'illustre sur le dossier birman. A la tribune, le président de la République a annoncé que la France porterait une initiative face à ce qu'il a qualifié de "nettoyage ethnique". "Les opérations militaires doivent cesser, l'accès humanitaire doit être assuré, et le droit rétabli", a-t-il déclaré alors que 400.000 membres de la minorité musulmane des Rohingyas ont été contraints de fuir le pays.

Pendant la trentaine de minutes de son discours, Emmanuel Macron a vanté la résolution diplomatique des crises. "Partout où le multilatéralisme se dote d'armes efficaces, il est utile", a-t-il affirmé dans une réponse très claire à Donald Trump qui s'était exprimé quelques heures plus tôt.

Autre exemple avec la Syrie, pour laquelle le président français a plaidé la création d'un "groupe de contact" afin d'enclencher une nouvelle dynamique pour aller vers une solution politique au conflit. Il intégrerait les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et "les parties prenantes" au conflit, a précisé Emmanuel Macron.

"Pour établir une paix durable et juste, il y a urgence à nous concentrer sur le règlement politique de la crise par la transition", a-t-il dit. "Je souhaite que nous puissions lancer un groupe de contact avec tous les membres du P5 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité) et l'ensemble des parties prenantes", a-t-il ajouté.

Par Alexandre Boudet - Le Huffington Post - 19 septembre 2017