Ce sont les premiers déplacements pour la conseillère d'Etat birmane depuis le début de la nouvelle crise des Rohingyas et la pression de la communauté internationale.

En septembre dernier, Aung San Su Kyi avait annulé son déplacement à l'Assemblée générale des Nations unies, deux semaines après le début des nouvelles violences dans l'Etat de l'Arakan. Pour la Birmanie aujourd'hui, ces deux rendez-vous internationaux ont essentiellement un objectif économique : renforcer la coopération en Asie du Sud-Est. C'est ce que la prix Nobel de la paix a souligné dans un communiqué ce samedi 11 novembre.

Un déplacement qui intervient une semaine après la visite du Fonds monétaire international (FMI) à Rangoun. Le FMI avait précisé ne pas se mêler de la situation politique, mais être attentif à ses conséquences sur l'économie.

Même si elle peut compter sur le soutien de la Chine, Aung San Suu Kyi devrait donc avoir du mal à éviter la question des Rohingyas lors des rencontres bilatérales. D'autant que l'Indonésie ou la Malaisie, par exemple, ont dénoncé la gestion de la crise par le gouvernement birman. Une question que la prix Nobel de la paix a déjà abordé avec le Premier ministre canadien Justin Trudeau, au Vietnam.

L'occasion pour la dirigeante birmane de rassurer sur ses intentions, face aussi à la menace des sanctions internationales. Et ce, à quelques jours de la visite du secrétaire d'Etat américain dans le pays. Rex Tillerson est attendu le 15 novembre et doit rencontrer Aung San Suu Kyi.

Par Sarah Bakaloglou - Radio France Internationale - 11 novembre 2017