Cette annonce intervient à la veille d'une décision de la Cour suprême cambodgienne qui doit statuer sur la dissolution du CNRP, comme on désigne communément le parti en abrégé, demandée par le gouvernement.

L'heure est à la répression politique au Cambodge. L'opposition, les organisations de défense de droits de l'homme et la presse indépendante sont particulièrement visées par le Parti du peuple cambodgien du Premier ministre Hun Sen.

Sam Rainsy, qui a fui en France en 2015 pour éviter de purger une peine de prison de deux ans pour diffamation, a quitté la tête de son parti en février dernier. Il avait dit craindre une interdiction de sa formation par le gouvernement du Premier ministre Hun Sen s'il restait à sa tête.

Toutefois, mercredi, dans un message sur Facebook, Sam Rainsy, qui dit se trouver à Washington, a annoncé son retour en politique, quelle que soit la décision de la Cour suprême.

"J'aimerais annoncer que moi, Sam Rainsy, vais redevenir membre du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) à partir d'aujourd'hui, qu'il soit dissout ou pas."

Sam Rainsy a été remplacé à la tête du parti par Kem Sokha. Celui-ci a été arrêté le 3 septembre dernier et inculpé de trahison, ce qui a déclenché une demande de dissolution du CNRP par le gouvernement devant la Cour suprême.

Par Prak Chan Thul - Reuters - 15 novembre 2017