"Je suis très fier de vous. Vous avez été parfaites aujourd'hui. Vous n'avez rien à envier aux tournois masculins. Bravo." Jean-Baptiste Suberbie, co-fondateur de l'association Kampuchea Balopp, s'est montré très reconnaissant lors de la remise des trophées, qui a clôturé cette journée. "L'important ce n'était pas la compétition, vous avez affiché ce qu'on veut voir dans ce genre d'événement sportif, de l'engagement, de la sportivité, et des sourires. Vous aidez grandement au développement du sport ici. Merci", a-t-il ajouté, ému. Des équipes de Singapour sont venues garnir ce tournoi international féminin, qui est le tout premier organisé en terre cambodgienne.

Un tournoi, tout de même, compétitif

Les 14 équipes engagées samedi étaient réparties en trois catégories d'âge. Les moins de 10 et moins de 12 ans, formaient chacune une poule de 4 équipes. Au final, toutes se sont affrontées pour établir un classement par groupe. Dans la "catégorie reine", les moins de 15 ans, 6 équipes se sont rencontrées, séparées en deux groupes de trois, aboutissant sur une finale. Tho Khemara est coach au sein du programe Kampuchea Balopp depuis 4 ans. Samedi, il s'est occupé de plusieurs équipes dont celle (moins de 15 ans) issue de l'association Transform Cambodia, qui aide les enfants défavorisés. "Les petites ont fait du bon boulot, je suis très content. Elles étaient un peu apeurées au début du tournoi mais ont pris confiance par la suite. Après on est tombé contre deux équipes vraiment fortes", s'est-il amusé.

Le coach cambodgien fait référence à l'équipe du Lycée Français René Descartes, et à une équipe formée à la dernière minute, composée de joueuses singapouriennes et d'autres issues de l'orphelinat Enfants d'Asie, d'où viennent les trois coachs Kampuchea Balopp. Ces deux équipes, encouragées par le reste du tournoi, se sont retrouvées en finale. Un match très serré qui a pu témoigner d'un haut niveau des deux côtés.

Une préparation pour le Lycée Français René Descartes

Le Lycée Français s'est finalement incliné 4 essais à 2. "On voulait vraiment gagner, mais on est tombée sur plus fortes que nous aujourd'hui", avouent de façon collégiale Salomé, April, Maeva, Marianne, et Mika, toutes issues du Lycée Français. "Certaines d'entre-nous s'entraînent depuis seulement 3 mois", ont-elles éclairé.

La prochaine étape pour Maeva et Marianne, surclassées en moins de 18 ans, est la Coupe d'Asie, elles qui sont tenantes du titre. La compétition se déroule mi-décembre à Phnom Penh.

Par Thibault Bourru - Lepetitjournal.com - 21 novembre 2017