Hun Sen, qui est au pouvoir depuis plus de trente ans, multiplie ces derniers mois les mesures autoritaires.

A sa demande, la Cour suprême a dissous le 16 novembre le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), principale formation d'opposition. L'opposition est instrumentalisée par les Etats-Unis, affirme Hun Sen.

"Le Centre cambodgien des droits de l'homme doit être fermé parce qu'il a été créé par des étrangers, pas des Cambodgiens", a-t-il dit dimanche devant des ouvriers de l'industrie du textile.

Cet organisme a été fondé en 2002 par Le leader du CNRP, Kem Sokha, qui a été arrêté le 3 septembre sous l'accusation d'avoir voulu renverser le gouvernement avec la complicité des Etats-Unis, ce qu'il dément.

Reuters - 26 novembre 2017


Le régime cambodgien s’en prend aux défenseurs des droits de l’homme

Au Cambodge, le Premier ministre Hun Sen a demandé la fermeture du Centre cambodgien pour les droits de l'homme. Fondée en 2002, c'est la principale organisation de défense des droits de l'homme du pays. Cette décision n'est pas la première dérive autoritaire de la part du Premier ministre.

La mission que s'est donnée le Centre cambodgien pour les droits de l'homme est de protéger les droits inscrits dans la Constitution cambodgienne, et dans les traités internationaux ratifiés par le pays.

Seulement, si le Premier ministre Hun Sen souhaite le voir disparaître, c'est parce qu'il a été fondé par Kem Sokha, leader du Parti du sauvetage national du Cambodge, le CNRP, principale formation d'opposition.

La fermeture de ce centre est en quelques sortes la dernière étape pour faire totalement disparaître le CNRP du pays. Kem Sokha est en prison depuis le 3 septembre sous l'accusation d'avoir voulu renverser le gouvernement avec l'aide des Etats-Unis.

Vers une victoire aux législatives

La Cour Suprême a ensuite dissous le CNRP le 16 novembre dernier, et interdit plus d'une centaine de membres du parti d'exercice politique pendant cinq ans.

En empêchant ses opposants d'accéder à la scène politique, Hun Sen, au pouvoir depuis 32 ans, s'assure ainsi de remporter les prochaines élections législatives, prévues en juillet 2018.

Radio France Internationale - 26 novembre 2017