"Le rapport d'autopsie de l'Institut central de médecine légale confirme que son corps portait des traces de coups... L'autopsie montre aussi que ses côtes n'ont pas été cassées lors du massage cardiaque", a dénoncé dimanche Supicha Tanyakan, la soeur de la victime, lors de funérailles bouddhistes organisées à Chon Buri, à deux heures de Bangkok.

Le jeune homme de 18 ans, élève d'une école militaire près de Bangkok, avait été déclaré mort d'une crise cardiaque fin octobre. Mais sa famille avait refusé de croire à la version officielle: ils avaient organisé de fausses funérailles et remis le corps à l'Institut central de médecine légale pour contre-expertise.

Ils avaient alors découvert que plusieurs organes internes du jeune Pakapong manquaient, dont son cerveau et son coeur, propulsant l'affaire à la Une des journaux en Thaïlande.

Les organes ont finalement été remis à la famille par l'armée, qui a plaidé l'erreur de communication. Des analyses sont en cours. La famille attend le résultat final de l'autopsie avant de décider de poursuites.

Quatre officiers ont été transférés depuis que l'affaire, qui s'ajoute à un série de scandales de mauvais traitements dans l'armée, a éclaté. Celle ci n'était pas joignable dimanche soir.

Agence France Presse - 10 décembre 2017