Le pays a envoyé vendredi 29 décembre une liste de 100 000 noms aux autorités birmanes et espère que les rapatriements vont pouvoir démarrer à la fin du mois de janvier.

C’est le ministre des Transports bangladais qui a annoncé ces possibles retours. 100 000 noms de réfugiés que les autorités birmanes doivent encore valider. Les conditions du rapatriement doivent aussi être étudiées à l’occasion d’une réunion du groupe de travail entre les deux pays, a ajouté le Bangladesh.

Un processus avec encore plusieurs étapes donc, et l’une d’entre elles, c’est le consentement de ceux qui ont fui la Birmanie face à la répression de l’armée birmane, accusée par l’ONU d’avoir planifié ces attaques, et d’un possible génocide. En effet, l’accord signé en novembre dernier entre les deux pays prévoit que les retours soient volontaires. Mais reste à savoir quelles conditions de sécurité et de vie seront garanties pour cette minorité musulmane dans l’Etat d’Arakan.

En tout cas, le Bangladesh espère que le rapatriement puisse commencer à partir du 23 janvier prochain. Plus de 650 000 Rohingyas sont arrivés dans les camps de réfugiés insalubres sur son territoire depuis le mois d’août dernier. Une situation que le pays a déjà dénoncée comme étant intenable.

Par Eliza Hunt - Radio France Internationale - 30 décembre 2017