Un nouvel aéroport pour la capitale Phnom Penh, une autoroute la reliant à la grande ville côtière de Sihanoukville ou encore un hôpital font partie des cadeaux dans la hotte de Li Keqiang.

Rien que pour l'autoroute, le coût est estimé à près de deux milliards d'euros, a précisé le ministre cambodgien des Transports, Sun Chantol, devant la presse, après la rencontre entre Li Keqiang et Hun Sen, le Premier ministre cambodgien.

La Chine est coutumière des investissements et prêts à taux réduits pour s'acheter les bonnes grâces de ses voisins, notamment au Cambodge.

Pékin a assis son autorité sur le dossier grâce au forum régional naissant, appelé coopération Lancang-Mékong (LMC), qui s'est réuni mercredi à Phnom Penh.

"Nous voulons qu'il y ait de bonnes relations entre les pays en amont et en aval de la rivière et agir dans l'intérêt de tous" du Mékong, a déclaré mercredi soir Li Keqiang devant les participants du forum LMC.

L'immense fleuve de plus de 4.800 kilomètres de long prend sa source sur le plateau tibétain et traverse la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam, avant de se jeter dans la mer de Chine méridionale.

C'est au nord que tout se joue: Pékin a déjà construit six barrages sur le cours supérieur du Mékong et a investi dans plus de la moitié des 11 barrages prévus plus au sud, d'après l'ONG de défense de l'environnement International Rivers.

En contrôlant le débit en amont, la Chine possède un moyen de pression incroyable: en 2016, Pékin a permis au Vietnam d'atténuer les effets d'une grave sécheresse en ouvrant les vannes.

Agence France Presse - 11 janvier 2018