Ainsi, le Vietnam serait proche d’un accord avec Liberty Media. Une source proche du dossier explique à Forbes : « une course dans les rues du Vietnam est ce qu’ils vont annoncer ». Le lieu exact semble être les rues d’Hanoi, la capitale du pays.

Refusé par Bernie Ecclestone

Il y a quelques mois, Bernie Ecclestone a révélé avoir refusé de signer un contrat de 10 ans avec le pays pour accueillir un Grand Prix de F1.

« On m’a offert la chance de rencontrer le président pour signer un accord pour un Grand Prix. L’accord aurait pu se faire et se signer en août. Tout était arrangé pour que cela se fasse, mais, au final, je n’ai pas signé l’accord parce que nous avons déjà pas mal de courses dans cette partie du monde. Je me suis dit que cela aurait fait un petit peu trop d’en avoir une en plus », déclarait-il.

« Le Vietnam n’a aucune histoire en sport automobile. Alors je ne voulais pas mettre un autre Grand Prix dans une région où nous avons déjà de très bons promoteurs. Et j’ai déjà été critiqué pour avoir mis en place des courses à Bakou ou à Sotchi, qui n’avaient pas beaucoup d’historique non plus dans le sport auto », avait-il ajouté par la suite.

En juillet dernier, l’idée suggérée était de remplacer le Grand Prix de Malaisie, dont la dernière édition a eu lieu l’an passé, par le Grand Prix du Vietnam.

Besoin de l’accord de certaines équipes

Ainsi, Liberty Media peut ajouter des Grands Prix au calendrier. Cependant, si on dépasse les 20 courses par saison, il faut l’accord d’au moins deux équipes parmi Ferrari, McLaren et Red Bull. Mais ce n’est pas la seule condition. Il en existe une autre.

En effet, il faut l’accord de ces équipes si 17 courses se déroulent sur la saison et que 60% d’entre elles sont en dehors de l’Europe, des Etats-Unis et du Canada.

En contradiction avec les propos de Greg Maffei ?

L’an passé, Greg Maffei, directeur général de Liberty Media Corporation, a défrayé la chronique avec ses propos sur le Grand Prix d’Azerbaïdjan.

« Nous nous retrouvons avec des courses dans des endroits comme Bakou en Azerbaïdjan où ils nous ont payé beaucoup d’argent en frais d’hébergement. Mais ils ne font rien pour construire la marque à long terme et la santé de l’entreprise. Notre travail est de trouver des partenaires qui nous paient bien, mais nous aide aussi à construire le produit », déclarait-il.

Le Vietnam n’a aucun intérêt pour les équipes. Ce n’est pas un marché porteur pour les constructeurs présents. Si l’argent semble là, le Vietnam peut-il aider la F1 ?

Par Mickael Guilmeau - FranceRacing.fr - 18 janvier 2018