Pendant quatre jours, l’Institut français du Cambodge (IFC) va projeter des classiques du cinéma cambodgien des années 60 en partenariat avec le centre Bophana. “L’idée est apparue lors d’une discussion avec Davy Chou, le réalisateur franco-cambodgien du Sommeil d’Or”, explique Hélène Le Duff, chargée de mission culturelle à l’IFC. Ce documentaire, sorti en 2011, revient sur l’essor du cinéma cambodgien, né en 1960, et son coup d’arrêt en 1975 sous le régime des Khmers Rouges, lors duquel les acteurs furent tués et la plupart des films ont disparu. Le Sommeil d’or, qui filme les survivants de l’âge d’or du cinéma cambodgien, ouvrira la programmation mercredi 24 janvier et sera précédé par une présentation par Davy Chou.

Jeudi 25 janvier seront projetés Tep Soda Chan, réalisé par Lay Nguon Heng, et Chhoeung Day Ov Puk; de So Man Chhiv, deux films produits par le grand-père de Davy Chou. Le lendemain seront présentés deux films de Ly Bun Yim, un des grands réalisateurs de l’époque, Orn Euy Serey Orn et Sobasith en présence du réalisateur.

Selon Hélène Le Duff, “on retrouve souvent les thématiques d’amours contrariés, d’interventions d’esprits et de génies, ainsi que le genre de la comédie dans les films cambodgiens de cette époque. Il reste très peu de ces films mais il nous a semblé intéressant de présenter les plus populaires, qui font partie intégrante du patrimoine cambodgien”.

L’Oiseau du paradis, un film de Marcel Camus réalisé au Cambodge en 1962, sera projeté samedi en début d’après-midi, afin de donner une perspective de la vision des années 60 au Cambodge par un réalisateur français. La semaine sera clôturée à 19h par la projection en plein air de la Joie de vivre, du roi cinéaste Norodom Sihanouk. “Nous avons choisi ce film parmi les réalisations de Sihanouk car c’est le plus plus original, peut-être le plus osé pour un roi”, indique Hélène Le Duff. Suite logique du film, la projection sera suivie par un concert du groupe de rock Khmer Plus.

Par Pierre Montin - Lepetitjournal.com - 18 janvier 2018