La gestion étatique va en effet évoluer dans le sens d’une meilleure garantie de la liberté religieuse et d’une consolidation du bloc de grande union nationale.

La loi sur les croyances et les religions traduit l’engagement de l’État à respecter, protéger et garantir la liberté de croyance et de religion des citoyens vietnamiens mais aussi des étrangers vivant légalement au pays.

Elle préconise de décentraliser la gestion des activités de culte, de faciliter l’inscription, auprès des autorités compétentes, des individus et des organisations qui désirent mener des activités religieuses collectives et de réduire le temps de légalisation des organisations religieuses. En un mot, la loi facilite la vie des religieux, estime Truong Dinh Can, vice-président du Comité de solidarité catholique de la province de Lâm Dông (hauts plateaux du Centre).

"La grande nouveauté de cette loi, c’est qu’elle reconnaît les organisations religieuses comme étant des personnes morales non commerçantes. C’est un gage de liberté religieuse", estime-t-il.

La loi aborde également la question des promotions et des nominations de ressortissants étrangers travaillant pour une organisation religieuse vietnamienne. Les ressortissants étrangers résidant au Vietnam de façon légale ont eux aussi le droit de vivre leur foi, de participer à des activités spirituelles, d’utiliser un lieu homologué pour mener des activités religieuses collectives, d’inviter des dignitaires à célébrer des cérémonies ou à prêcher, de mener une vie de moine dans un établissement religieux, de suivre des formations comme n’importe quel religieux vietnamien.

La responsabilité des autorités publiques est également clairement définie, que ce soit dans la définition de la personnalité juridique d’une organisation religieuse, l’ouverture d’ateliers de formation religieuse ou encore dans la sanction des infractions.

Le Parti et l’État assurent la liberté de croyance et de religion

Plusieurs dignitaires religieux se sont félicités de l’entrée en vigueur de cette loi sur les cultes. C’est le cas du bonze supérieur Thich Huê Minh, chef du conseil d’administration de l’Église bouddhique de la province de Tiên Giang (Sud).

"L’État respecte la liberté de croyance et de religion, mais je crois que tout doit se faire dans le cadre de la Constitution et de la loi", explique-t-il. "Car, avant d’être religieux, nous sommes des citoyens dont la responsabilité première est de défendre le pays. Nous vénérons nos saints, mais nous tenons aussi à la nation vietnamienne dont l’indépendance et la liberté n’ont été acquises qu’au prix de beaucoup de sang du peuple".

Une particularité de cette nouvelle loi sur les cultes, c’est que la quasi-totalité de ses dispositions sont tellement précises qu’elles peuvent être appliquées sans avoir besoin de texte guidant l’application de la loi.

Force est de constater qu’en garantissant ainsi la liberté religieuse au pays, l’État vietnamien honore son engagement international en matière de droits de l’homme.

Agence Vietnamienne d'Information - 13 janvoer 2018