"Il n'y aura pas de visite en Birmanie", a-t-il dit à des médias, en indiquant que ce pays "ne s'était pas opposé" à la venue du Conseil de sécurité. Il n'a cependant pas donné la raison précise qui a empêché l'organisation d'une telle visite.

D'autres pays membres du Conseil, à l'occasion de leur présidence, pourraient être en mesure d'organiser cette visite "en mars ou avril", a estimé le diplomate koweitien, président en exercice pour le mois de février. En mars, le Conseil de sécurité sera présidé par les Pays-Bas et en avril par le Pérou.

Près de 700.000 Rohingyas qui vivaient dans l'ouest de la Birmanie ont fui en masse depuis août ce pays vers le Bangladesh, sous la menace d'opérations de l'armée de la Birmanie, pays à forte majorité bouddhiste. L'ONU a parlé de "nettoyage ethnique", le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, allant jusqu'à évoquer comme le président français Emmanuel Macron en septembre un possible "génocide".

Plus grande population apatride du monde depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, sous le régime militaire, les Rohingyas sont victimes de nombreuses discriminations. Ils n'ont pas de papiers d'identité et ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation. Ils n'ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et les hôpitaux. Les réfugiés au Bangladesh ont livré des récits accablants de meurtres et de viols.

Au plan international, la Birmanie est soutenue par la Chine, membre permanent du Conseil de sécurité dotée d'un droit de veto sur ses décisions.

Le Figaro avec Agence France Presse - 1er février 2018