L’album s’intitule « Oh Kampuchea », une véritable ode au Cambodge et à la vie. Bonnes vibes et positivité en sont les maître-mots, ce qui contrebalance les notes plus sombres de ses précédentes compositions. Il l’a entièrement enregistré dans son studio maison qui offre une vue imprenable sur Phnom Penh.

Après s’être tous installés dans le studio, le rappeur lance la musique. Au bout de quelques secondes seulement, les auditeurs commencent à marquer le rythme, de la tête ou du pied, c’est plus fort qu’eux. Neuf titres au rythme entraînant figurent sur ce nouvel opus. Il a aimé consacrer du temps à chacune de ses chansons. Deux clips vidéo ont déjà été réalisés, pour le prochain, il faut patienter jusqu’au 14 février.

Comme pour son précédent album Samai Thmey, 12ME associe les codes du rap occidental à la culture cambodgienne. Il rappe en français mais aussi en khmer. Thida, sa professeure de langue veille à ce que sa prononciation soit parfaite. Pour certaines de ses mélodies, il s’est inspiré de morceaux classiques traditionnels cambodgiens comme ceux chantés par Sin Sisamuth, Pen Ron ou encore Ros Sereysothea.

De talentueux artistes et musiciens ont été invités sur l’album, comme Khmer Pride, Deejay Cake, Parker Jones, Peace Chong, Morno, DJ Niko Yu, Sang Sok Srey ainsi que Lina Bong au roneat et Pen Chan ton au trô ou. C’est une bande d’amis qui partage sa joie de vivre et donne de la bonne humeur.

Pour le jeune français, cet album est une étape significative dans sa musique. Ses dernières chansons sont toutes porteuses d’un message : savoir relativiser, garder espoir, rester fort et profiter de l’instant présent.

« Keep Holding On » est une réflexion sur son parcours personnel. Le rappeur raconte comment sa vie a basculé après qu’il se soit installé au Cambodge. Avec « Money Ain’t A Thing », il montre que le bonheur et l’amour sont plus importants que l’argent. Ces deux titres font partie de ses préférés.

12ME pense déjà à la suite, à ses prochains projets. « Je suis maintenant à la recherche de sponsors. C’est primordial si je veux pouvoir continuer à développer ma musique », confie-t-il.

Par Leïla Pelletier - Lepetitjournal.com - 6 février 2018