Les autorités cherchent à déterminer les auteurs de ces attaques, qui n'ont pas été revendiquées.

Ces explosions se sont produites seulement trois jours après qu'une bombe a tué deux employés d'une banque et blessé près de vingt personnes à Lashio, dans le nord-est du pays, où plusieurs groupes rebelles combattent l'armée birmane.

L'une des explosions s'est produite dans le jardin du domicile de Tin Maung Swe, secrétaire d'Etat connu pour son franc-parler, qui est l'un des principaux dirigeants de la région.

Les deux autres explosions se sont produites près d'un tribunal et d'un bureau administratif, a précisé la police.

Sittwe est la capitale de l'Etat de Rakhine, où les Nations unies accusent l'armée de nettoyage ethnique contre la minorité musulmane Rohingya.

Des attaques lancées par les insurgés Rohingya le 25 août dernier au nord de cet Etat ont déclenché des représailles de l'armée birmane.

Les violences ont conduit environ 688.000 Rohingya à fuir au Bangladesh voisin depuis cette date, mais nombre de membres de cette minorité de musulmans apatrides demeurent en Birmanie, se cachant dans la peur d'attaques et manquant de vivres, selon des coopérants humanitaires.

Les tensions se sont accentuées depuis que la police birmane a tué sept manifestants et en a blessé douze autres lors d'un rassemblement organisé mi-janvier dans l'Etat de Rakhine en souvenir de l'ancien royaume bouddhiste de l'Arakan.

Par Thu Thu Aung - Reuters - 24 février 2018