Le PPC a gagné 11.202 voix alors que le FUNCINPEC, 276 ; le Parti de la jeunesse cambodgienne, 3 ; et le Parti de l’unité nationale khmère, 182, montrent les résultats rendus publics le 25 février au soir.

Ces quatre partis politiques ont concurrencé pour les 58 sièges au Sénat. Deux des quatre sièges restants sont nommés par le roi, et deux autres par l’Assemblée nationale.

Environ 99,79% ou 11.670 des 11.695 électeurs se sont rendus au scrutin des élections sénatoriales de la 4e législature dans les 33 bureaux de vote, a déclaré Tep Nytha, secrétaire général du Comité national électoral (CNE).

Le CNE a souligné dans un communiqué que ces 4es élections législatives s’étaient déroulées de manière harmonieuse, ordonnée et non violente sous l’observation de 75 agents des partis politiques, 300 observateurs locaux et internationaux ainsi que plus de 300 journalistes locaux et étrangers.

Les résultats préliminaires seront rendus publics le 25 février dans l’après-midi, et les résultats officiels, le 3 mars, si aucun parti politique ne dépose de réclamations. Dans le cas contraire, les résultats officiels seront connus le 3 avril.

Le quatrième mandat du Sénat comprendra 62 membres : deux seront nommés par le roi du Cambodge, deux autres par l’Assemblée nationale à la majorité relative, et 58 seront élus au suffrage indirect.

Les élections sénatoriales se tiennent tous les six ans au Cambodge. Le PPC avait raflé 46 sièges sur les 61 à pourvoir aux sénatoriales de la 3e législature organisées en janvier 2012.

Agence Vietnamienne d'Informaion - 26 février 2018


L'UE menace le Cambodge de sanctions économiques

L'Union européenne a menacé lundi d'imposer des sanctions économiques au Cambodge pour protester contre les conditions d'organisation des élections sénatoriales dans ce pays.

Le parti au pouvoir, le Parti du peuple cambodgien (CPP) du Premier ministre Hun Sen, a annoncé avoir remporté dimanche tous les sièges lors de ces élections présentées comme une farce par l'opposition.

En novembre dernier, la principale formation de l'opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), a été dissoute à la demande du gouvernement. A la suite de cette dissolution, plus de 5.000 conseillers municipaux et députés de ce parti ont été privés du droit de vote.

Le dirigeant du CNRP, Kem Sokha, a ensuite été arrêté, accusé de comploter contre le gouvernement avec l'aide des Etats-Unis.

Dans un communiqué, les ministres des Affaires étrangères de l'UE disent envisager des "mesures spécifiques ciblées" contre le Cambodge. Ils précisent également réexaminer les accords commerciaux préférentiels conclus avec les autorités cambodgiennes, qu'ils exhortent à "rétablir la démocratie".

Reuters - 26 février 2018