"Au cours du quart de siècle écoulé, les Etats-Unis ont été un partenaire déterminé du développement du Cambodge", a indiqué Sarah Sanders, porte-parole de Donald Trump, évaluant à plus de 1 milliard de dollars le total de l'aide américaine sur cette période.

Evoquant de récents "reculs de la démocratie" dans ce pays d'Asie du Sud-Est qui s'est fortement rapproché de son puissant voisin chinois, elle ajoute qu'ils ont contraint les Etats-Unis à réexaminer leur aide au Cambodge "afin de s'assurer que les fonds des contribuables américains ne sont pas utilisés pour soutenir des comportements anti-démocratiques".

Les Etats-Unis "suspendront ou réduiront" plusieurs programmes d'aide, civile ou militaire, ajoute-t-elle, sans donner d'indications chiffrées.

La Maison Blanche précise cependant qu'elle continuera à soutenir de nombreux projets "en soutien au peuple cambodgien", en particulier dans les secteurs de la santé, de l'agriculture, du déminage ou encore de la promotion de la société civile.

Le principal parti d'opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), a été dissous en novembre, point d'orgue d'une longue série d'attaques orchestrées par l'homme fort du pays, Hun Sen, contre son seul adversaire crédible dans les urnes.

Le CNRP avait fait un score remarqué aux législatives de 2013, une percée confirmée lors des municipales de juin 2017. Depuis, Hun Sen, au pouvoir depuis 32 ans, est accusé par les défenseurs des droits de l'homme de vouloir faire place nette avant des législatives prévues en juillet.

Agence France Presse - 27 février 2018