Près de 700.000 membres de la minorité musulmane Rohingya qui vivaient dans l’ouest de la Birmanie, pays à forte majorité bouddhiste, ont fui en masse depuis août vers le Bangladesh. Le Conseil de sécurité avait proposé une visite en février. Mais le gouvernement birman avait jugé que ce n’était «pas le bon moment» pour envisager un tel déplacement.

L’ambassadeur péruvien Gustavo Meza-Cuadra, président en exercice du Conseil, vient d’obtenir l’accord pour une telle visite. Il indique que les détails de la visite doivent encore être finalisés, et notamment le fait de savoir si le Conseil de sécurité serait autorisé à se rendre dans l’Etat Rakhine, d’où sont originaires les Rohingyas. «Evidemment nous sommes intéressés par l’Etat Rakhine», ajoute-t-il. «Il n’y a rien de mieux qu’une visite sur le terrain pour se rendre compte.»

Le Conseil envisage une visite dans le camp de réfugiés de Cox Bazar, mais aucune date n’a été annoncée. La Birmanie dément avec véhémence toute accusation de nettoyage ethnique, ainsi qu’évoqué par l’Onu. Elle assure n’avoir fait que réagir aux attaques des rebelles musulmans.

Metro Belgique - 3 avril 2018