Kyaw Soe Oo et Wa Lone auraient été « piégés » par la police, a déclaré, vendredi, un des témoins cités par l’accusation, le capitaine Moe Yan Naing.

Les deux journalistes de Reuters, arrêtés décembre en Birmanie et actuellement jugés ont été « piégés » par la police, a déclaré, vendredi, un des témoins cités par l’accusation, le capitaine Moe Yan Naing.

Les deux journalistes, qui travaillaient sur la crise des Rohingyas dans l’État de Rakhine (Arakan), ont été arrêtés le 12 décembre après avoir été invités à dîner par des policiers à Rangoun. Selon leur entourage, leur arrestation a eu lieu presque immédiatement après que les policiers leur ont remis des documents.

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Les deux journalistes de Reuters arrêtés en décembre dernier en Birmanie son actuellement jugés par la justice du pays. Kyaw Soe Oo et Wa Lone auraient été « piégés » par la police, a déclaré, vendredi, un des témoins cités par l’accusation, le capitaine Moe Yan Naing.

Les deux journalistes de Reuters, arrêtés décembre en Birmanie et actuellement jugés ont été « piégés » par la police, a déclaré, vendredi, un des témoins cités par l’accusation, le capitaine Moe Yan Naing.

Les deux journalistes, qui travaillaient sur la crise des Rohingyas dans l’État de Rakhine (Arakan), ont été arrêtés le 12 décembre après avoir été invités à dîner par des policiers à Rangoun. Selon leur entourage, leur arrestation a eu lieu presque immédiatement après que les policiers leur ont remis des documents.

Un coup monté

Wa Lone et Kyaw Soe Oo ont notamment enquêté sur la mort de dix Rohingyas en août dernier dans un village de l’Arakan lors d’opérations de l’armée birmane. Tous les deux encourent une peine de 14 ans de prison. Mais selon le capitaine Moe Yan Naing, leur arrestation est un coup monté.

Dans son témoignage, il explique avoir été interrogé en novembre par Wa Lone qui s’interrogeait sur la conduite d’opérations de police dans l’État d’Arakan. Il est l’un des policiers appartenant à une unité paramilitaire identifiée comme ayant été impliquée dans le meurtre des dix Rohingyas et qui étaient visée par une enquête interne.

Ouest France - 21 avril 2018

Vendredi, Moe Yan Naing a affirmé que Tin Ko Ko, l’officier chargé de l’enquête interne, a ordonné à un policier d’organiser une rencontre avec Wa Lone afin de lui remettre des documents confidentiels concernant le bataillon paramilitaire.

« Tin Ko Ko a donné les documents au caporal Naing Lin et lui a ordonné de les remettre à Wa Lone » qui fut arrêté dans la foulée. « Tin Ko Ko a dit aux policiers 'si vous n’attrapez pas Wa Lone, nous irez en prison' », a déclaré le capitaine Moe Yan Naing à la cour, ajoutant avoir assisté à la remise des documents suspects.

Contacté par Reuters, un représentant du gouvernement birman a déclaré faire confiance à l’indépendance de la justice.