Moe Yan Naing avait créé la surprise il y a dix jours en expliquant à l'audience que la police birmane avait tendu un piège aux journalistes.

Les avocats de la défense avaient salué son courage, et de fait, appelé à la barre en tant que témoin à charge. Moe Yan Naing avait créé la surprise le 20 avril dernier en expliquant que les journalistes de Reuters avait été victimes d'un piège tendu par la police.

Le policier a raconté avoir assisté à la remise par un confrère de documents confidentiels à l'un des journalistes Wa Lone. La scène s'est déroulée dans un restaurant de Rangoun. Wa Lone et Kyaw Soe Oo ont ensuite été arrêtés.

Le capitaine placé en détention le 12 décembre et qui n'a plus eu aucun contact avec sa famille, écope aujourd'hui d'un an de prison. Son épouse et ses enfants ont quant à eux été expulsés par la police de leur appartement à Naypyidaw au lendemain du témoignage embarrassant.

Concernant les deux reporters de Reuters, malgré les pressions internationales, la justice birmane maintient les poursuites. Les journalistes qui enquêtaient sur le massacre de civils rohingyas dans un village de l'Arakan dans l'ouest de la Birmanie, risquent jusqu'à 14 ans de prison. Une nouvelle audience est prévue mercredi prochain.

Radio France Internationale - 30 avril 2018