Le Roi Maha Vajiralongkorn a hérité de l’une des plus grandes fortunes au monde lorsqu’il est monté sur le trône après le décès en octobre 2016 de son père, qui avait régné 70 ans.

Selon certains analystes, les Chakri font partie des dynasties royales les plus riches de la planète. Les estimations de leur fortune varient entre 30 et 60 milliards de dollars, même si la monarchie ne déclare pas publiquement ses richesses et de plus est protégée de toute forme d’examen transparent par la très sévère loi de lèse-majesté.

L’essentiel de l’argent est contrôlé par le Crown Property Bureau (CPB), organisme relativement opaque qui contrôle un important portefeuille comprenant un vaste ensemble de propriétés immobilières et des parts dans de grandes entreprises.

En juillet 2017, la junte thaïlandaise a amendé une loi sur la propriété royale, chose qui n’avait pas été faite depuis 69 ans, pour attribuer au nouveau roi le contrôle total sur le CPB.

Le document n’était pas daté et le CPB, qui accorde très rarement des interviews, n’était pas joignable pour donner davantage de précision.

Il s’agit de l’une des différentes résolutions prises par Maha Vajiralongkorn pour accroître son contrôle sur la richesse et la bureaucratie du palais depuis son accession au trône.

Le CPB détient d’importantes parts dans certaines entreprises parmi les plus importantes du royaume telles que Siam Commercial Bank et Siam Cement.

Toute discussion publique concernant les faits et gestes de la monarchie reste taboue en raison de la loi de lèse-majesté qui punit toute action portant atteinte à la dignité du roi et ses proches de peines pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison par chef d’accusation.

De fait, tous les médias basés en Thaïlande doivent s’autocensurer dans leurs reportages sur la monarchie pour éviter de tomber sous le coup de la justice thaïlandaise.

Lepetitjournal.com avec Agence France Presse - 18 juin 2018