Près de 100 000 personnes ont dû prendre la fuite, et les pluies devraient s’intensifier dans les prochains jours.

De l’eau qui monte jusqu’aux toits des maisons… Des routes coupées… Des habitants qui prennent la fuite sur des canots ou à pied, emportant peu de choses avec eux pour trouver refuge dans les camps mis en place pour les accueillir. Ce sont les scènes qui se déroulent depuis plusieurs jours dans le sud du pays.

Conséquence des inondations : la destruction des terres agricoles, s’est inquiétée l’ONU, car l’agriculture emploie 70% de la population active du pays et représente près de 30% du produit intérieur brut. L’économie birmane reste donc vulnérable à toute catastrophe climatique, comme l’ont montré les pluies torrentielles de 2015. Une centaine de personnes étaient mortes, et près de 20% des terres cultivables inondées causant un net fléchissement du dynamisme du secteur agricole.

Une menace donc pour une économie birmane qui risque aussi d’être ralentie, selon la Banque mondiale par les nombreux conflits ethniques, dans le pays et la crise des Rohingyas dans l’Etat de l’Arakan. Même si la Birmanie reste l’une des économies à la plus forte croissance en Asie du Sud-Est.

Par Eliza Hunt - Radio France Internationale - 30 juillet 2018