La Chine est partenaire économique et diplomatique le plus important du Cambodge.

Le Parti du peuple cambodgien (PCC) dirigé par Hun Sen, un ancien Khmer rouge, a annoncé avoir remporté les 125 sièges en lice lors des législatives, disputées sans le principal parti d'opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge (PSNC), dissous l'an dernier. La vice-présidente du PSNC a qualifié ce scrutin de "mort de la démocratie".

Le conseiller d'Etat chinois Wang Yi, le diplomate de plus haut rang dans son pays, estime dans un communiqué que les élections ont été la manifestation du "soutien" et de la "confiance" du peuple cambodgien envers le PCC.

"La Chine a toujours résolument soutenu les efforts du Cambodge pour protéger sa souveraineté, son indépendance et sa stabilité, et s'oppose à toute ingérence de pays étrangers dans les affaires intérieures cambodgiennes", écrit-il.

Les Etats-Unis ont annoncé envisager d'infliger de nouvelles sanctions au gouvernement de Phnom Penh, dont des restrictions de visas pour certains ministres. L'Union européenne menace de son côté le Cambodge de sanctions économiques depuis que le PSNC a été interdit.

Par Ben Blanchard & Tangi Salaün - Reuters - 2 Août 2018