Tun Hung Seong, 65 ans, avait été arrêté en avril 2017, la police ayant appris qu'il avait engagé un homme de main pour acheminer 282 kilos de méthamphétamine cristallisée en Malaisie. Il est aussi accusé d'avoir blanchi l'argent de la drogue dans des hôtels, bars et restaurants.

Une Thaïlandaise de 64 ans, jugée à ses côtés, a également été condamnée à mort tandis qu'un Taiwanais et une autre Thaïlandaise ont été condamnés à la perpétuité après avoir reconnu les faits. La production de méthamphétamine cristallisée connaît un boom dans le Triangle d'Or, région aux confins de la Birmanie, la Thaïlande, du Laos et de la Chine.

Environ 1,2 tonne de cette drogue de synthèse très addictive, dissimulée dans des paquets de thé en provenance de Birmanie, a été saisie en mai en Malaisie, un record pour ce pays d'Asie du Sud-Est. En Thaïlande, la législation anti-drogue est très dure: les petits trafiquants, parmi lesquels de nombreuses femmes, sont condamnés à de longues années de prison. Dans les cas les plus graves, le trafic est passible de la peine de mort.

Depuis 1935, 326 condamnés ont été exécutés en Thaïlande. Mi-juin, un Thaïlandais de 26 ans a été tué par injection létale après avoir été reconnu coupable de meurtre. Cette exécution capitale, la première dans le pays depuis 2009, a suscité de multiples réactions à l'encontre de la junte militaire, arrivée au pouvoir par un coup d'Etat en 2014 et très critiquée pour son bilan sur les droits de l'homme.

Le Figaro avec Agence France Presse - 16 Août 2018