Il avait été arrêté en juillet dernier. Son avocat, Ha Huy Son, a dénoncé un procès expéditif.

Le Dinh Luong a été reconnu coupable de « tentative de renversement de l'Etat » pour avoir posté sur internet des clips appelant à manifester contre un groupe taïwanais responsable d'une importante pollution marine. Il avait également appelé au boycott des élections législatives de 2016, d'après les médias d'Etat.

Le verdict est tombé très rapidement et certaines personnes en faveur de l'accusé n'ont pas pu témoigner, d'après l'avocat. Ce dernier a demandé l'annulation du procès, mais sa requête a été rejetée.

La répression gagne le web

Le Vietnam, pays à parti unique, met régulièrement ses opposants derrière les barreaux. Quelques 100 personnes sont actuellement en détention pour des raisons politiques, d'après des chiffres publiés début 2018 par Amnesty International.

Les médias sont contrôlés par l'Etat et les réseaux sociaux sont une des dernières fenêtres d'expression dans le pays. Mais une nouvelle loi, adoptée mi-juin, va largement restreindre les libertés sur internet. Le texte, qui entrera en vigueur en janvier prochain, oblige les plateformes du web à retirer sous 24 heures tous les commentaires considérés par le régime comme une menace à la « sécurité nationale ». Elles seront également dans l'obligation de stocker les informations personnelles et les données des utilisateurs.

Radio France Internationale - 16 Août 2018