Il a ainsi été confirmé que le pays élira 350 députés, soit un par circonscription.

Bangkok aura le plus grand nombre de sièges à pourvoir, avec un total de 30. Viennent ensuite les provinces de Nakhon Ratchasima (14), Khon Kaen (10), Ubon Ratchathani (10) et Chiang Mai (9).

Toutefois, huit provinces n’éliront chacune qu’un seul représentant. Il s’agit de Trat, Nakhon Nayok, Phang Nga, Mae Hong Son, Ranong, Samut Songkram, Sing Buri et Ang Thong.

Alors que le pays comptait 66 millions d’habitants à la fin du mois dernier, chaque député représentera près de 189 000 personnes, selon l’agence en charge de l’élection.

La date n’a pas encore été fixée officiellement, mais le scrutin aura lieu au plus tard en mai de l’année prochaine. Le Vice-Premier Ministre Wissanu Krea-ngam a déclaré que le projet d’élections générales pour le 24 février était toujours en bonne voie.

La semaine dernière, le Conseil National pour la Paix et l’Ordre a assoupli l’interdiction des activités politiques, permettant aux partis de tenir des réunions internes, rapporte le Bangkok Post. Mais les partis politiques n’ont toujours pas le droit de faire campagne.

Le Premier Ministre Prayut Chan-o-cha a ainsi confirmé mercredi que la campagne électorale pour les partis politiques sera autorisée à partir de la mi-décembre, signe fort de son engagement à aller de l’avant avec des élections générales en début d’année prochaine.

Il a indiqué que toutes les restrictions politiques restantes, y compris la campagne électorale proprement dite, seront levées après l’entrée en vigueur officielle des deux dernières lois organiques sur les élections législatives et la désignation du Sénat le 16 décembre prochain.

Siam Actu (;fr) - 20 septembre 2018


Thaïlande: vers moins de censure politique

La junte militaire thaïlandaise a annoncé aujourd'hui un "assouplissement" de l'interdiction des activités politiques, les partis étant pour la première fois depuis quatre ans autorisés à recruter de nouveaux membres mais ne pouvant toujours pas faire campagne à l'approche des élections.

Depuis le coup d'Etat de mai 2014 qui avait visé à évincer la Première ministre Yingluck Shinawatra, les rassemblements politiques de plus de cinq personnes sont prohibés et les partis interdits de toute activité publique. Ils seront désormais autorisés à élire leurs dirigeants, recruter de nouveaux adhérents et organiser des réunions internes s'ils sont en mesure de convoquer au moins 250 membres, a déclaré le Conseil national de la paix et de l'ordre (CNPO), le nom officiel de la junte, dans un communiqué publié dans la Gazette royale. Ils pourront également créer des antennes dans les provinces. Cependant, faire campagne - y compris organiser des rassemblements publics - reste interdit. "Les partis politiques peuvent communiquer avec leurs membres par voie électronique, mais ce type de communication ne doit pas être considéré comme une campagne", précise la junte dans le communiqué. Et il appartiendra au CNPO et à la commission électorale de décider si certaines communications sont susceptibles de "perturber l'ordre public", est-il ajouté.

"Le CNPO doit lever toutes les interdictions qui touchent les activités politiques", a réagi à l'AFP Pichai Natipthaphan, un membre de l'influent parti d'opposition Puea Thai et ex-ministre dans le gouvernement civil renversé. "Alors que les élections approchent, nous n'avons toujours pas le droit de faire campagne", a-t-il déploré.

Le Figaro avec Agence France Presse - 14 septembre 2018