"James Ricketson est gracié", a annoncé son avocat Kong Sam Onn à l'AFP, qui a pu consulter le document officiel.

Le cinéaste australien était détenu depuis juin 2017 pour avoir fait voler un drone au-dessus d'un rassemblement du principal parti d'opposition au Cambodge, où il vit depuis plusieurs années. Cela avait été assimilé à de l'espionnage, le juge invoquant lors du verdict fin août une "collecte d'informations susceptible d'affecter la sécurité nationale".

L'Australien devrait être libéré de prison dans la foulée. Cette annonce intervient quelques jours après la libération sous caution du chef du principal parti d'oppposition, Kem Sokha. Il reste quant à lui accusé d'espionnage pour le compte de Washington et risque plusieurs années de prison.

Ce n'est pas la première fois que le cinéaste est confronté à la justice cambodgienne. En 2014, il avait été condamné à deux ans de prison avec sursis car il aurait menacé de diffuser des accusations selon lesquelles une église implantée au Cambodge avait vendu des enfants.

Le Figaro avec Agence France Presse - 21 septembre 2018